La sécurité en location soulève des questions spécifiques que ni les propriétaires ni les locataires ne maîtrisent toujours parfaitement. Qui est responsable du remplacement d’un cylindre défaillant — le bailleur ou le locataire ? Le locataire peut-il installer une alarme sans autorisation du propriétaire ? L’installation d’un interphone vidéo en copropriété nécessite-t-elle un vote en assemblée générale ? Nos guides répondent à ces questions avec des références juridiques précises.

Droits et obligations du locataire en matière de sécurité

Le locataire est en droit d’exiger du bailleur un logement « en bon état d’usage et de réparation » (article 6 de la loi du 6 juillet 1989). Cela inclut des serrures fonctionnelles et une porte d’entrée en bon état. En cas de dégradation de la serrure par usure normale, le remplacement est à la charge du bailleur. En revanche, si la dégradation résulte d’une négligence du locataire, celui-ci en supporte le coût. Pour l’installation d’une alarme sans percement ni dégradation (systèmes sans fil), aucune autorisation du bailleur n’est requise — mais le locataire doit remettre le logement en état à son départ.

Sécurité des parties communes en copropriété

La sécurité des parties communes (hall d’entrée, couloirs, caves, parking) relève du syndicat de copropriété. L’installation ou le remplacement d’un digicode, d’un interphone vidéo ou d’un système de vidéosurveillance des parties communes nécessite un vote en assemblée générale à la majorité de l’article 25 (majorité des voix de tous les copropriétaires). La déclaration à la préfecture est obligatoire pour les systèmes de vidéosurveillance des parties communes, conformément à la loi du 21 janvier 1995.

Intérphone vidéo : le must de la sécurité locative en 2026

L’interphone vidéo permet de visualiser le visiteur avant d’ouvrir la porte, depuis un écran dédié ou directement sur smartphone. Les modèles sans fil connectés (Ring Video Doorbell, Netatmo Smart Video Doorbell, Somfy V500) s’installent en remplacement d’un simple bouton de sonnette, sans modification électrique complexe. Comptez entre 80 et 300 € pour un vidéophone sans fil de qualité, à date d’avril 2026. Nos tests évaluent la qualité de l’image de nuit, la latence de la notification smartphone et la facilité d’installation.