✏️ Marc D.📅 10 avril 2026📁 Sécurité locative

En tant que locataire, vous pouvez améliorer la sécurité de votre appartement sans avoir besoin de l’accord du propriétaire pour la plupart des mesures. La loi du 6 juillet 1989 encadre précisément ce que vous pouvez faire — et ce que vous ne pouvez pas faire sans autorisation préalable.

Verrou métallique sur porte en bois — sécurité appartement
Sécuriser son appartement en tant que locataire — droits et limites

Ce que vous pouvez faire sans accord du propriétaire

La loi du 6 juillet 1989 (article 7) vous autorise à effectuer des aménagements amovibles sans modifier la structure du logement. Concrètement : installation d’une alarme sans fil autonome (aucun perçage structurel), pose d’un verrou supplémentaire sur la porte d’entrée (à condition de remettre les clés au bailleur sur demande), fixation de caméras intérieures par ventouse ou pince, installation d’un éclairage autonome à détection.

Ce qui nécessite l’accord écrit du bailleur

Tout ce qui touche à la structure ou aux équipements existants requiert l’accord du propriétaire : remplacement du cylindre de serrure (vous devez fournir un double des clés au bailleur), installation d’une porte blindée, fixation de barreaux sur les fenêtres, perçage pour faire passer des câbles d’alarme. Sans accord écrit, vous risquez des retenues sur dépôt de garantie ou une demande de remise en état aux frais du locataire.

Le propriétaire peut-il vous imposer une alarme ?

Non. La loi française n’oblige pas les propriétaires à équiper leur bien d’une alarme. Cependant, un propriétaire bailleur peut, avec votre accord, financer l’installation d’un système de sécurité et en partager les coûts via les charges. Si le logement est situé dans une zone à risque élevé (classement INSEE), certains assureurs peuvent demander des mesures minimum lors de la souscription du contrat MRH locataire.

Votre assurance MRH locataire couvre-t-elle un cambriolage sans effraction visible ?

La garantie vol de votre assurance MRH couvre généralement le cambriolage avec effraction (serrure forcée, vitre brisée). Un vol sans trace d’effraction (entrez-sorti avec une clé copiée) est souvent exclu ou soumis à des conditions strictes. Vérifiez si votre contrat inclut une garantie « vol simple » ou une garantie « vol par ruse ». Si ce n’est pas le cas, une extension est généralement disponible pour 5 à 15 €/an.

Copropriété : que peut décider le syndic en matière de sécurité ?

Le syndic peut proposer en assemblée générale (vote à la majorité de l’article 25 de la loi de 1965) l’installation de digicode, vidéophone, caméras dans les parties communes et gardiennage. Les charges liées à ces équipements sont réparties entre copropriétaires selon les tantièmes. En tant que locataire, c’est votre propriétaire qui vote mais vous qui payez les charges récupérables via le décompte annuel.

Mesures pratiques sans travaux pour sécuriser un appartement

Cinq mesures efficaces sans perçage ni travaux : (1) Barre de fenêtre anti-intrusion amovible (30 à 60 €) pour les fenêtres accessibles depuis l’extérieur ; (2) Bloque-porte de sécurité placé à intérieur la nuit ; (3) Film de sécurité anti-effraction sur les vitres (45 € le kit 1,5 m²) ; (4) Alarme sans fil autonome Bluetooth ; (5) Simulateur de présence (minuterie d’éclairage programmée) pour les absences prolongées.